
Le CEDIRE
Bienvenue sur le site officiel du Centre d'Études en Diplomatie et Relations Extérieures (CEDIRE), l'organe de recherche affilié à la FDNU, et dédié à la promotion de la recherche sur les enjeux internationaux auprès des étudiants et jeunes diplômés.
Fondé dans le but de soutenir la rédaction et la publication scientifique, le CEDIRE s'engage à favoriser le développement intellectuel et professionnel des jeunes générations intéressées par les questions diplomatiques et les enjeux géopolitiques. Notre centre aspire à s'imposer comme un acteur majeur dans le paysage de la recherche, animé par une mission claire : porter la voix des jeunes auprès du grand public et des décideurs politiques.

Nos observatoires et laboratoires
Chacune de nos cellules, consacrée à une région du monde ou à une thématique précise, propose des analyses rigoureuses soumises à la relecture par les pairs.
À travers ses revues, le CEDIRE décrypte les grands enjeux contemporains grâce à une collaboration pluridisciplinaire, ouverte également aux contributeurs extérieurs.
Nos revues
Nos partenaires permettent d’étendre la portée de nos travaux en facilitant la diffusion de nos analyses, en soutenant nos initiatives et en favorisant de nouvelles collaborations.
Nos partenaires
Tribunes
Soucieux de donner une portée politique à la recherche, nous mettons en avant l’engagement de la jeunesse dans toute sa diversité.
Notre programme accompagne les lycéens d’HGGSP dans la préparation du baccalauréat en leur proposant des fiches de synthèse issues de nos articles, et les guide également dans leur orientation sur Parcoursup.
Cap' Géopo



La trajectoire du Parti communiste libanais à l’épreuve de l’accaparement de la Résistance et de la confessionalisation du système politique libanais
Dès le mandat français au Liban (1923-1946), le Parti communiste libanais (PCL) s’affirme comme un acteur majeur du champ politique du pays. Se définissant comme un parti non confessionnel, il s’ancre prioritairement dans les mouvements populaires, notamment le soutien à la cause palestinienne. Cet article met en évidence son rôle central dans ce mouvement, dont l’engagement participe à sa montée en puissance, avant de le reléguer au second plan de la scène politique libanaise. Pris dans des dynamiques internes et internationales, le PCL s’efface relativement et semble perdre sa crédibilité programmatique, longtemps jugée acquise. En analysant son parcours, l’article interroge la stratégie du parti et les limites d’une lecture exclusivement communautaire du champ politique libanais.
Auteur
Observatoire Grand Moyen-Orient
16 août 2026


La BITD ukrainienne : de la guerre du Donbass à la guerre de haute intensité, une transformation lente mais inéluctable
La base industrielle et technologique de défense (BITD) ukrainienne a connu une transformation profonde entre 2014 et 2026 sous l’effet de deux conflits successifs avec la Russie.
Si les premières réformes engagées entre 2014 et 2022 ont permis une évolution progressive du secteur public, un rapprochement avec les partenaires de l’OTAN et la diversification des marchés, elles sont demeurées insuffisantes pour transformer durablement l’industrie de défense ukrainienne. De fait, les freins structurels issus de l’organisation soviétique, de la corruption, du manque de transparence, ainsi que le sous-investissement et la guerre à l’est du pays ont empêché l’évolution de la BITD.
L'invasion russe de février 2022 a agi en revanche comme un puissant accélérateur. Le gouvernement a restructuré la gouvernance du secteur public, s'est appuyé fortement sur les entreprises privées et les start-ups pour l’innovation et la production, a ouvert davantage la BITD aux investisseurs étrangers et aux partenariats public-privé et a simplifié les procédures d’acquisition et de développement des armements.
Cet article tente de démontrer que la guerre a profondément transformé la BITD ukrainienne, passée d’une industrie héritée du modèle soviétique à un écosystème plus flexible, innovant et largement intégré aux partenaires occidentaux. Si cette évolution renforce la capacité de l’Ukraine à soutenir un conflit de haute intensité, elle met également en évidence les défis structurels qui conditionneront la pérennité de cette transformation.
Auteur
Laboratoire Géostratégie
29 juillet 2026


Les femmes et les enfants d’abord : biopolitique, eugénisme et marasme démographique au Japon
Peut-on penser à l'eugénisme sans invoquer l’Allemagne hitlérienne ? C’est le piège que Leo Strauss désignait sous le nom de reductio ad Hitlerum, un raccourci dont la souillure morale associée aux crimes nazis finit par appauvrir la compréhension historique de chaque trajectoire nationale. À partir du cas japonais, cet article analyse comment l’idéologie eugéniste, d’abord forgée dans les cercles scientifiques et intellectuels de l’ère Meiji (1868-1912), s’est progressivement institutionnalisée jusqu’à la loi de protection eugénique de 1948. En mobilisant le cadre foucaldien de la biopolitique, cette étude met en lumière les mécanismes par lesquels l’État japonais a instrumentalisé le corps des femmes comme terrain d’ingénierie sociale, en s'appuyant sur la légitimité médicale et le relais médiatique. Elle examine également les résistances féministes qui se sont construites, paradoxalement, dans les marges du cadre eugénique existant. Finalement, la révision législative de 1996 incarne moins une rupture qu’un simple glissement sémantique des logiques biopolitiques, lesquelles se recomposent autour des inquiétudes contemporaines liées au vieillissement de la population et à la baisse de la natalité. Cette contribution invite donc à penser « les femmes et les enfants d’abord » comme une formule ironique où derrière la promesse de protection se déploie une logique de contrôle des corps et de la reproduction.
Auteur
Observatoire Asie-Pacifique
26 juillet 2026


État des lieux du différend franco-malgache sur les Îles Éparses dans l'Océan Indien sous l'angle du droit international
Quelques îlots inhabités peuvent-ils révéler les limites inachevées de la décolonisation ? Derrière les îles Éparses, territoires insulaires français du canal du Mozambique, se joue un différend juridique majeur entre la France et Madagascar. Au cœur du débat : le décret du 1er avril 1960, par lequel la France a détaché ces îles de l’administration malgache avant l’indépendance. Madagascar y voit une atteinte à son intégrité territoriale et à son droit à l’autodétermination. La France invoque une souveraineté ancienne, continue et effectivement exercée.
L’enjeu dépasse pourtant la seule possession de quelques terres émergées : il concerne les zones économiques exclusives (ZEE), les ressources maritimes et la biodiversité. À la lumière du précédent de l’archipel des Chagos, l’article interroge la compatibilité du maintien français avec le droit international contemporain de la décolonisation.
Auteur
Laboratoire Droit international
16 juillet 2026
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