
Le CEDIRE
Bienvenue sur le site officiel du Centre d'Études en Diplomatie et Relations Extérieures (CEDIRE), l'organe de recherche affilié à la FDNU, et dédié à la promotion de la recherche sur les enjeux internationaux auprès des étudiants et jeunes diplômés.
Fondé dans le but de soutenir la rédaction et la publication scientifique, le CEDIRE s'engage à favoriser le développement intellectuel et professionnel des jeunes générations intéressées par les questions diplomatiques et les enjeux géopolitiques. Notre centre aspire à s'imposer comme un acteur majeur dans le paysage de la recherche, animé par une mission claire : porter la voix des jeunes auprès du grand public et des décideurs politiques.

Nos observatoires et laboratoires
Chacune de nos cellules, consacrée à une région du monde ou à une thématique précise, propose des analyses rigoureuses soumises à la relecture par les pairs.
À travers ses revues, le CEDIRE décrypte les grands enjeux contemporains grâce à une collaboration pluridisciplinaire, ouverte également aux contributeurs extérieurs.
Nos revues
Nos partenaires permettent d’étendre la portée de nos travaux en facilitant la diffusion de nos analyses, en soutenant nos initiatives et en favorisant de nouvelles collaborations.
Nos partenaires
Tribunes
Soucieux de donner une portée politique à la recherche, nous mettons en avant l’engagement de la jeunesse dans toute sa diversité.
Notre programme accompagne les lycéens d’HGGSP dans la préparation du baccalauréat en leur proposant des fiches de synthèse issues de nos articles, et les guide également dans leur orientation sur Parcoursup.
Cap' Géopo

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L’industrie navale turque : entre vitrine industrielle et déclinaison stratégique
En l’espace de deux décennies, la Turquie a profondément transformé son industrie navale afin de soutenir ses ambitions maritimes et stratégiques. Portée par des programmes structurants comme MILGEM et par la doctrine de la Mavi Vatan (« Patrie bleue »), cette montée en puissance vise à renforcer l’autonomie industrielle du pays tout en affirmant son influence en Méditerranée orientale et au-delà. Toutefois, derrière les succès industriels et commerciaux affichés subsistent plusieurs fragilités, notamment en matière d’expérience opérationnelle, de dépendances technologiques et de soutenabilité économique. Cet article analyse ainsi comment l’industrie navale turque est devenue à la fois une vitrine de l’autonomie stratégique d’Ankara et un instrument de sa politique de puissance.
Auteur
Laboratoire Géostratégie
1 juin 2026


La position de la Nouvelle-Calédonie dans la stratégie française Indo-Pacifique
L’Indo-Pacifique s’affirme aujourd’hui comme un espace central de recomposition des équilibres géostratégiques mondiaux, marqué par l’intensification des rivalités de puissance et par la montée en importance des espaces maritimes et insulaires. Dans ce contexte, la France cherche à consolider sa posture de puissance résidente et d’équilibre en s’appuyant sur ses territoires ultramarins, qui constituent des points d’ancrage diplomatiques, sécuritaires et économiques dans la région. Parmi eux, la Nouvelle-Calédonie occupe une position stratégique majeure dans le Pacifique Sud, en raison de sa localisation, de sa zone économique exclusive, de ses capacités militaires et de ses ressources, notamment minières.
Toutefois, cette centralité stratégique s’accompagne de fragilités liées aux incertitudes statutaires et politiques du territoire, susceptibles d’affecter la crédibilité et la durabilité de la présence française dans la région. En s’appuyant sur une analyse des discours stratégiques français et sur des entretiens réalisés dans le cadre d’une recherche doctorale “ La place de la Nouvelle-Calédonie dans la stratégie de la France en Indopacifique”. Cet article montre que la Nouvelle-Calédonie ne dispose pas, à ce jour, d’une stratégie indo-pacifique propre, mais constitue avant tout un support territorial de la stratégie française. Cette situation met en lumière les tensions entre ambitions géopolitiques nationales, dynamiques politiques locales et intégration régionale, et souligne les défis posés à la France pour maintenir un ancrage stratégique durable en Indo-Pacifique.
Auteur
Observatoire Asie-Pacifique
28 mai 2026


L’orthodoxie en République de Moldavie : terrain d’antagonismes politiques entre Bucarest et Moscou [1/2]
Deux Métropoles orthodoxes concurrentes exercent leur autorité sur la République de Moldavie : l'une rattachée à Bucarest, l'autre à Moscou. Cette dualité trouve son origine dans l'histoire de la région, notamment l'annexion russe de 1812 et la récupération roumaine de 1918. Aujourd'hui la Métropole fidèle à Moscou reste majoritaire dans la pays, mais la guerre en Ukraine a produit un changement significatif. Par méfiance envers la politique moscovite et d'une Eglise russe ambiguë sur la question, de nombreuses paroisses ont choisi de rejoindre la Métropole liée à Bucarest. Cette reconfiguration religieuse traduit en réalité des enjeux géopolitiques, là où l'Eglise russe a pu être vue comme un vecteur d'influence de Moscou dans le pays. Le conflit entre les deux Patriarcats reste latent, reflétant des tensions politiques entre la Roumanie et la Russie, entre le monde européen et le monde russe. De manière plus globale, des questions d'identité nationale moldave se retrouvent dans cette équation complexe qui mélange des choix civilisationnels, des choix politiques et des choix religieux. Ces enjeux religieux se sont généralisés dans la région après 2022, démontrant que la Moldavie n'est pas un cas isolé. En Ukraine, comme en Estonie, la même question sur l'Eglise russe s'est posée. Chacun des pays y a répondu selon ses spécificités nationales, mais la dynamique semble plus globale.
Auteur
Laboratoire Géopolitique des religions
26 mai 2026


L’Afrique face à la Décennie de l’Océan : de la vulnérabilité climatique à un repositionnement stratégique ? Entre pressions climatiques, défis démographiques et ambitions d’économie bleue, repenser la place du continent dans la gouvernance mondiale des océans à l’horizon 2027.
L'Afrique possède plus de 30 000 kilomètres de côtes et un potentiel maritime considérable, mais peine encore à peser sur la définition des règles qui organisent la gouvernance océanique mondiale. En avril 2027, la Conférence de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques à Rio de Janeiro offrira au continent une occasion rare de changer de posture. Mais le temps presse. Entre érosion accélérée des littoraux, pêche illicite massive, rivalités sino-occidentales qui se jouent jusque dans les fonds marins, et dépendance aux données ainsi qu’aux infrastructures étrangères, les marges de manœuvre se réduisent. Cet article analyse les défis et les leviers d’une souveraineté maritime africaine.
Auteur
Observatoire Afrique subsaharienne
26 mai 2026
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