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Reprise de la guerre dans le nord de l’Éthiopie : l’accord de Pretoria a-t-il échoué à prévenir un conflit régional ?

Madeleine FRANÇOIS

Laboratoire Géostratégie

2 novembre 2026

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Depuis le 23 septembre 2026, l’armée fédérale éthiopienne combat une alliance de groupes armés dans les régions du Tigré, de l’Amhara et de l’Afar, soit l’escalade de violence la plus grave depuis la fin de la guerre du Tigré (2020-2022). Sept mouvements armés, désormais réunis au sein de l’Alliance des forces populaires éthiopiennes pour la survie, cherchent à renverser le Premier ministre Abiy Ahmed. Cette reprise des hostilités met en lumière les limites de l’accord de Pretoria. Signé en 2022, il avait mis fin aux combats mais n’avait jamais débouché sur un règlement politique, laissant en suspens la question de la représentation du Tigré, un blocage aggravé par l’exclusion du TPLF des élections nationales de juin 2026. Au-delà de cette fracture interne, la crise a pris une dimension régionale : des troupes érythréennes seraient entrées en territoire éthiopien le 7 octobre, dans un contexte de tensions autour de l’accès à la mer Rouge. Si les forces fédérales progressent depuis début octobre, cette régionalisation rend de plus en plus difficile à la fois une résolution interne et un simple retour à l’accord de Pretoria, malgré la relance de la médiation de l’Union africaine.

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